Proposer mais pas forcer !*
Lundi 15 juillet
La journée commence sur un petit déjeuner à l'occidentale : baguette + nutella pour tout le monde. Les plus gourmands en reprennent une ration, il faut des forces pour affronter le chantier ! En arrivant sur place, nous nous affairons comme des petites fourmis ouvrières : nous créons des chaines humaines pour faire circuler des seaux de sable, que nous mélangeons par la suite au ciment. Le mortier ainsi créé permet de coller entre elles les briques que nous transportons une fois de plus via une chaine humaine. Le travail de groupe, c'est efficace et ça donne du cœur à l'ouvrage !
Après avoir bien bossé sur le chantier, nous avons notre après-midi de libre. Nous nous divisons en petits groupes pour nous rendre à des heures différentes au célèbre marché de Sandaga, à Dakar, réputé pour ses tissus. En arrivant, c'est un véritable choc des cultures pour certains : des vendeurs nous apalguent et cherchent à nous entraîner vers leurs boutiques respectives. Face à ce tumulte, nous ressentons vite un sentiment d'oppression. Pour d'autres, accompagnés de nos partenaires, le marchandage se fit plus aisément. Mais le temps nous est compté, nous mangeons tous chez la grand mère de Gladys ce soir. Quelques tissus et robes sous le bras plus tard, nous prenons des taxis, direction le quartier de la SICAP.
Arrivés à bon port, nous sommes accueillis très chaleureusement par la famille de Gladys. En attendant de casser le jeûne du Ramadan, nous nous installons sur les fauteuils et commençons à faire connaissance avec les oncles, tantes, cousins et cousines de Gladys et bien sûr la matriarche de la famille. Malgré la barrière de la langue, nous comprenons que celle-ci semble très émue de nous recevoir et nous sommes nous-même très heureux d'être là. Sur les coups de 19h45, un festin se présente à nous : bouillie à base de maïs, saucisson hallal, pain de mie, beurre, pastels à la viande hachée, jus de bissap (mentholé !) … Alors que nous pensons en avoir fini, on nous annonce l'arrivée imminente d'un mafé ! Nous échangeons alors des regards angoissés, et Mamadou (le cousin de Gladys) comprends que nous sommes déjà repus. Il nous propose alors une « randonnée pédestre » autour du quartier.
Nous passons près de la gigantesque villa d'un marabout, mais l'attraction se situe ailleurs : un nid de chauve souris perché dans un baobab. Nous observons fascinés le ballet aérien de chauve souris trois fois plus grosses qu'en France ! De retour chez la famille de Gladys, nous nous attaquons au mafé riche en cacahuètes. Miam ! Nous l'expédions en quelques coups de cuillère et félicitons la cuisinière, Madiara la tante de Gladys.
A 23h, il est temps de se séparer, à regret et les au revoir sont aussi chaleureux que l'accueil que nous avons pu recevoir. Nous repartons même avec des doggy bag de pastel et du jus de bissap et on négocie pour nous des taxis à 2000 FCFA. L'accent local facilite grandement la négociation, ça c'est clair !
* Le slogan préféré des vendeurs à Sandaga !