C'est moins cher que gratuit!

Publié le par Association Résister Insister Persister

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Aujourd’hui, grosse journée en perspective. Un devoir de mémoire nous attend et nous sommes au rendez-vous. Le départ se fait aux alentours  de 10h, après un petit déjeuner au centre constitué de tartine de mouche sur lit de Nutella. Nos repères s’installent petit à petit, et c’est donc tout d’abord en taxi clando que nous nous rendons à Icotaf, puis en taxi « normal » à l’embarcadère. Direction… GORÉE ! Nous prenons le bateau de 12H30, et arrivons sur l’île à quatre kilomètres au large de Dakar, quelques moments plus tard. A peine amarrés, nous sommes accueillis par  des enfants dans l’eau qui nagent autour du bateau en criant : « madame lâche une pièce, madame lâche une pièce! ». Nous suivons notre guide Pape, pour un tour guidé de l’île. Nos regards ébahis se posent sur les maisons aux couleurs vives et sur les fleurs qui jalonnent les chemins. Outre l’histoire chargée de Gorée, découverte par les portugais puis tour à tour colonisée par les puissances européennes, c’est une île merveilleuse qui s’offre à nous. Peuplée par 1500 habitants, dont 900 musulmans et 600 chrétiens, notre guide nous apprend que l’île est répertoriée par l’UNESCO, et que l’achat d’un quelconque bien immobilier n’y est plus autorisé. Sur les hauteurs de l’île s’est installé un véritable marché artisanal où sont vendus œuvres d’arts, colliers sacs et accessoires typiques en tout genre. Nous nous faisons alpaguer de toute part par les commerçants par une formule qui revient souvent : « Venez admirer mes beaux colliers, c’est moins cher que gratuit ! ».

Pour l’occasion, notre guide nous emmène voir un petit atelier de tableaux de sables. Les artistes nous expliquent leur technique et les différents matériaux utilisés, chaque teinte naturelle de sable correspondant à différentes régions d’Afrique. A la fin de la visite, nous redescendons vers la plage pour déjeuner, au menu poulet frite!

 

A peine le repas terminé, nous sommes surpris par une pluie torrentielle qui nous immobilise quelques instants, avant de nous rendre enfin à la Maison des Esclaves, grand moment de découverte et de prise de conscience pour tous, qui nous a énormément ému.

 

Après le discours du conservateur adjoint qui nous a plongé dans l’histoire et qui nous a permis de prendre toute l’ampleur et les conséquences de ces trois siècles d’esclavage, nous sommes ensuite livrés à nous même pour découvrir les lieux. Nous observons effarés les différentes salles : la salle de pesage où les familles ont été séparées et les individus pesés et classés selon différentes catégories, et les différentes cellules confinés et humides regroupant les femmes, les enfants, les inaptes temporaires (ceux dont le poids était inadéquat pour le travail et qu’il fallait donc gaver), les hommes mais aussi les récalcitrants. Et enfin la tristement célèbre Porte du voyage sans retour, donnant directement sur la mer, d’où les esclaves étaient envoyés direction l’Amérique pour un voyage invivable, parfois mortel, durant de 6 à 8 semaines. L’étage supérieur, aéré et agréable à vivre, était réservé aux colons et maîtres d’esclaves. 

 

Une fois la visite achevée et le devoir de mémoire accompli autant que faire se peut, nous sommes allés échanger nos ressentis autour d’un verre, avant de rentrer par la chaloupe de 18h.

 

Nous avons décidé de profiter de notre présence à Dakar pour manger un morceau tandis que Gladys est allée rejoindre sa grand-mère.

Retour au centre, c’est le cœur gros et l’esprit songeur que nous sommes partis nous coucher.

 

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Publié dans Chantier Juillet 2013

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H
<br /> bonjour a vous tous.iCI EN fRANCE il fait tres chaud depuis quelques jours.Pensees particulieres a Arnold et Marlene.C'est bien de nous tenir informer de votre travail au quotidien,bravo a vous<br /> tous.J'espere que vous garderez de tres bons souvenirs.                 MAM <br />
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