samedi 21 Aout 2010: weekend à saly
Samedi 21 AOUT 2010
C'est avec les premiers rayons du soleil que nous nous éveillons prêts à partir vers un confort perdu que chacun rêve de retrouver. Direction Saly, le St-Tropez du Sénégal, là où les chasses d'eau marchent, où le sable se transforme en béton, où on s'endort à plus de trois centimètres du sol et où nous avons même l'extrême privilège d'avoir un climatiseur dans nos chambres!
Le voyage vers Saly commence comme à l'habitude, c'est à dire une heure en retard, aujourd'hui plus personne ne s'en plaint, je crois qu'on a enfin compris le système. Cependant, notre chauffeur Guorgui alias Shumacher nous y conduit avec une telle rapidité que nous avons à peine le temps de roupiller mais le moteur ronflait pour nous dans une symphonie particulièrement angoissante... Une fois arrivés à Saly, nous découvrons l'humble demeure où nous allons passer le week-end.
C'est un complexe charmant où nous trouvons quatre cases, chacune possédant une salle de bain, une cuisine et un lit double! Dans le patio, réside une piscine qui ravit nos coeurs de petits toubabs désormais plus du tout habitués à un tel luxe! On prend ensuite le petit-déj, chacun s'émerveillent devant la table qui a été dressée pour nous, tasse, petite coupelle et cuillère pour chacun!! Puis on s'empresse d'enfiler nos maillots et de plonger dans cette eau javélisée qui nous appelle depuis notre arrivée.Un plongeon par-ci, une noyade par-là, un cours d'aqua-gym qui s'improvise (Manon a trouvé sa vocation pour l'été prochain, GO au club med) et nous voilà de retour en enfance pour notre plus grand plaisir. Raoni et Béata en bon maîtres-nageurs tentent l'expérience périlleuse d'apprendre à nager à François, tâche qui se révèlera plus tard très efficace.
L'après-midi se déroule donc sous les meilleures auspices, déjeuner fameux autour de la piscine, plongeon, bronzette, sieste, plongeon, bronzette, sieste... jusqu'au soir où nous retrouvons des forces (la journée fut si éprouvante) grâce au succulent poisson frites de notre cuisinière personnelle (big up à Diaba). Sieste pour certains, flags pour d'autres, et la soirée continue sur le rythme de la journée. Un imprévu n'étant jamais à exclure, et oui tout était trop beau pour être vrai, une coupure vient pointer le bout de son nez et nous laisse de nouveau sur la touche. C'est donc un par un que nous sortons de nos cases, devenus de vrais fours et que nous nous retrouvons au bord de la piscine.
La veillée commence à 23h30 avec des discussions animées. Trois heures plus tard, toujours pas de courant, certains décident de sortir pour retrouver la fraicheur et la lumières des boîtes de nuit, le travail mental pour convaincre l'ensemble du groupe de sortir de notre petit cocon fut laborieux, mais 20min plus tard avec un François douché et prêt à défiler sur les podiums les plus prestigieux, nous sommes enfin prêts à partir. C'est alors qu'un petit vent se lève et nous redoutons le pire, François annonce déterminé "Mais non, il ne va pas pleuvoir" et à ce moment précis, les foudres s'abattent sur notre complexe et font même fuir les plus motivés vers leur case-sauna. Un miracle n'étant jamais à exclure non plus, l'électricité revint, et c'est donc avec une bonne humeur retrouvée que nous tombons enlacés dans les bras de Morphée.
Béata & Manon.