mardi 20 juillet 2010
20 Juillet 2010
La journée commence à 7h comme tous les matins. Après un bon petit déjeuner, direction le chantier. Mais sur le chemin nous avons déjà un aperçu de ce qui nous attend : l’apocalypse. Le ciel noir menaçant approchant vers nous, nous força à courir : le ciel allait nous tomber sur la tête ! Dès notre arrivée, les rues désertes et la pluie nous mettaient immédiatement dans l’ambiance générale. Après quelques instants de répits à l’abri, nous devions nous mettre au travail. Les toilettes allaient bientôt être habillées d’un revêtement de carrelage, les murs des salles allaient être poncées, et le sol de la direction allait également être carrelé. Malgré la pluie incessante et la fatigue générale, la bonne humeur était toujours au rendez-vous. L’un des ouvriers, Babou, nous fit un cours accéléré de Wolof.
Quelques heures plus tard la pluie s’était arrêtée et nous étions en marche vers le complexe. Une petite pause à l’appartement suffit pour constater les dégâts de la matinée.
Arrivés au complexe, un Thiep-bou-diene blanc était attendu.
De retour à l’appartement une bonne douche s’imposa. Certains partirent changer de l’argent, pendant que d’autres se préparaient pour aller au marché de tissu à Dakar, profitant des quelques rayons de soleil. Un marché impressionnant, de par sa grandeur et son grand désordre, il est impossible pour les « toubabs » que nous sommes de s’y retrouver. Notre retour à Pikine fut précipité par une nouvelle averse, qui amena comme a son habitude, une vague de panique de l’ensemble des habitants et des marchants de tissu.
Après un repas léger au centre, certains passèrent au cyber café avant de rentrer à l’appartement, la bonne humeur laissant place à la fatigue. Trois coupures de courant, revenu très rapidement pour la première fois, viennent achever la journée.
Olivia et Nassima.