visite complexe culturel de pikine

Publié le par Association Résister Insister Persister

  P1000367.JPG


 

Aujourd’hui, deuxième  jour de chantier. Oulala !réveil dur dur !! La veille, nous nous sommes un peu coucher tard donc réveil difficile. Pour couronner le tout, nous avons fait le trajet à pied jusqu’aux transports en communs sous un torrent de pluie. Encore une fois, on se serait cru dans le jumanji mais la situation était vraiment  drôle ; on a enjambé les pierres sous la pluie battante et, pour la première fois depuis notre arrivée, les rues étaient désertes !

Une fois arrivés sur le chantier, les responsables de chantier nous ont répartis les tâches ; ainsi nous avons réussi à mieux coordonner notre travail : Sarah, Maryem et Ismaël dans une pièce, et Fatou, Linda et Ornella dans une autre pièce. La matinée s’est très bien déroulée même si  le démarrage fut un peu difficile. Ornella a réussi à porter un saut d’eau sur sa tête, Sarah et Linda on travaillées sans relâche (Au bout d’un moment, Sarah était épuisée), Ismaël a encore passé la matinée à critiquer Yannick Noah tout en poussant ses brouettes de sable et Maryem a eu une dure journée ; surtout sur le chantier car malgré ses efforts, elle faisait un peu tout à l’envers. L’équipe est vraiment géniale, très accueillante et toujours prête à prendre le temps à nous expliquer les choses malgré la barrière de la langue. Ira est aussi très présent et toujours prêt à se mettre en quatre pour qu’on se sente le plus à l’aise possible. Quant à François, il a toujours la banane et ça c’est vraiment agréable parce qu’on se lève pas toujours du bon pied, mais lui, on ne sait pas encore  si c’est l’air sénégalais mais en tout cas ça fait plaisir !!

13h30 : Fin de notre journée de travail et place à la détente et  la relaxation au restaurant. 14h : Arrivée au restaurant « La pikinoise » et dégustation d’un bon tiéboudiéne servi par Brendi dans un bel ensemble Africain orange.

15h30 : Départ pour le centre culturel Léopold Sédar Sengor et début d’une après-midi inoubliable où nous avons rencontré des personnes formidables qui nous ont vraiment donnés encore plus envie de nous donner à fond pour la réhabilitation  de notre école. En effet, nous avons rencontrés le collectif éducatif qui sont des partenaires de l’association RIP et qui travaillent majoritairement dans le domaine de l’enfance. Ce centre n’est pas une association mais une structure qui regroupe l’ensemble des associations qui travaillent dans le domaine éducatif de l’enfance. Cette structure a été créée en 1993. Son objectif premier est d’améliorer l’éducation, et la formation des jeunes à travers des partenariats afin d’atteindre l’objectif du millénaire. L’idée étant d’avoir au moins une école associative par quartiers Pikinois. Le collectif encadre plus de 7000 enfants dans les 50 structures déjà existantes. Ils prennent en charge essentiellement des enfants handicapés, les enfants des rues qui vivent dans les quartiers populaires ; chaque quartier est représenté par un responsable local. Les écoles associatives ont comme bénévoles de jeunes diplômés qui  s’engagent pour venir en aide à leurs cadets en leur faisant la classe (mais aussi car ils ne trouvent pas de travail). L’école associative les forme en leur offrant une place de professeur, ce qui leur permet par la suite d’être recrutés dans les écoles privés/publiques. En effet, en comparaison aux écoles privées ou publiques, les écoles associatives rendent non plus consommateurs mais acteurs de leur éducation scolaires à travers des jeux ou des méthodes d’apprentissages différentes du système scolaire  traditionnel ; ce qui sans doute, contribue aux taux de réussite qui se situe entre 93% et 95%.  

Le problème qui se pause en règle générale au Sénégal, est qu’il y a plus de demandes que d’offres dans le système scolaire.  C’est pour pallier à ce manque que les écoles associatives ont vu le jour. En réalité, l’état dicte ce que la population doit faire de son argent ; ainsi, pour ne pas tout attendre de l’état, les membres de cette structure ont décidé d’agir en mettant en place des structures adaptées : d’où les écoles associatives.

Nous avons poursuivi par une visite complète du centre où nous avons rencontré les membres de la radio « oxyjeunes » (103.4 fm) qui est une radio communautaire créée en 1999, car ils ont constaté que plus de 50% de la population Pikinoise travaille à Dakar. Son rôle est d’informer, de prévenir la population sur les risques locaux à leur retour du travail.

Nous avons donc passés une très bonne journée, nous sommes rentrés diner puis une partie du groupe est allé faire une virée à Dakar.


photo avec le CEA

 

 

 

                                                                    

 

 

Publicité

Publié dans Chantier Aout 2009

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
F
Mdrrrr la seule ki boude sur la foto c maryeme evidemen !!bizou a ts et bn courage
Répondre