VISITE DES ECOLES 1
L e 4 aout 2009
Après un réveil un peu tardif, nous nous sommes rendu dans les chantiers réalisés par les équipes qui nous ont précédés afin d’observer le travail fournis et de voir bien évidemment le travail que nous aurons à fournir a notre tour. Sur la première école réalisée par l’équipe du mois de juillet se trouvait sur place les membres de la AJWP qui est une association créée afin d’améliorer les conditions de vie des enfants non-scolarisés, issue de familles défavorisées dans le but de favoriser l’insertion des femmes dans la sociétés sénégalaise (au niveau de la qualification professionnelle) et dans un soucis de prévention auprès des mineurs et de leurs familles.
Cette association est reconnue depuis le 10 aout 1992. De plus, elle collabore avec l’association RIP sur ce projet de réhabilitation d’école de quartier. Nous avons visité la terrasse couverte au 1er étage dédié aux formations de couturière ainsi qu’une salle de classe pour les CE1. En bas ce trouvait trois salles ; l’une était un atelier couture, l’autre une classe de cours d’arabes et la dernière, une classe préparatoire destinée aux enfants de moins de 7 ans qui ne bénéficient d’aucun mode de garde. Nous avons donc constatée l’efficacité et la performance du groupe du mois de juillet ; ce qui a amplifié notre motivation tout en éveillant une pointe de stress.
Par la suite, nous avons enchainé avec la visite du groupe scolaire PROGRES EXCELLENCE. Rencontre avec le directeur, le directeur adjoint ainsi que deux professeurs. Tous nous ont parlé avec beaucoup de motivation et de détermination à l’idée d’améliorer le mode de vie des enfants de Pikine sur le long terme.
Puis, nous sommes rentrés en traversant les coins les plus pauvres de Pikine ; les bidonvilles en guise de maisons ; les pneus enterrées dans la terre en guise de bancs ou de barrière qui les protèges des routes creuses et périlleuses, des enfants âgés de trois ans qui nous font la manche….Pourtant, malgré toute cette misère, l’accueil, le sourire reste toujours ancré dans le visage des sénégalais : enfants, parents, grands-parents ; tous nous ont souris, salués (on n’est pas encore sûre que « bonjour les toubabs ! » sois très sympathique mais l’accueil et le sourire étaient toujours présents. Sur le moment on se serait cru dans koh lanta à escalader les ruines et marcher en équilibre sur un tuyau long d’au moins quatre mètre avec le risque de glisser et de se retrouver a faire de la plongée sous « gadoue » !Mais le choc, la réalité de la vie ici est tellement forte et brutale que l’on pense que tous autant que nous sommes, nous reviendrons de ce voyage métamorphosé.