Journée à Gorée
Jeudi 23 juillet :
Aujourd’hui au programme : visite de l’île de Gorée, à 3,5km de Dakar. Départ pour un premier groupe vers 9h30 pour passer voir Julien à l’hôpital car il devait sortir aujourd’hui. Finalement on appelle et il a encore beaucoup de fièvre, donc direction l’embarcadère ; ou on attend le second groupe. Prise des billets (1500 francs pour les résidents pour 5000 francs pour les toubabs !!!). Petite attente dans une salle climatisée.
C’est horrible la clim une fois qu’on s’est habitué à la chaleur. Puis embarquement pour 10 minutes de chaloupe. Arrivée sur l’île. Pour commencer et être bien en forme, on commence par le déjeuner. On a droit à 1750 francs chacun. (le plat le moins cher est à 3000, mais il nous baisse un des plats à ce prix, le yassa poulet. Si on veut autre chose, il y a juste à rajouter).

Petite anecdote au restaurant « chez kiki » : Marina demande s’il y a du fromage pour aller avec ses spaghettis : « non mais pas de problème on va en acheter ».
Trop bien on va avoir du râpé. Et bien imaginez sa tête quand le serveur lui a rapporté de la vache qui rit. C’était assez drôle. Sinon comme d’habitude Marion qui mange le moins et le plus simple est servie quand tout le monde a fini de manger ! Ce n’est pas grave du coup il y avait de la vache qui rit pour patienter. Les autres se sont régalés : Pour marina, spaghettis bolognaise, pour Mariama brochettes merguez, pour dalla avocat crevettes et frites. Après visite des toilettes avec chasse d’eau et papier toilette, départ pour une petite marche dans Gorée sous un soleil bien présent.
On a vu la première école primaire de l’Afrique de l’Ouest rue castel ou beaucoup de personnalités sont passées telles que Léopold segar Senghor. L’île compte 1200 habitants dont 11àà musulmans et s’étend sur 27 hectares. La couleur des maisons témoigne de l’arrivée des européens : les maisons jaunes représentent les portugais, les rouges les hollandais, les blanches les français,…
Gorée est placée 5ème patrimoine de l’UNESCO, car elle symbolise au niveau mondial « l’une des pages les plus douloureuses de l’humanité ».Il s’agit d’un lieu très touristique où on peut observer la maison de vacances de France Gall, en face de l’église St Charles .
On peut observer une allée artisanale : que des tableaux de tous les côtés, dans l’allée des baobabs (âgés de 300 ans). L’un d’eux fait honneur à l’association RIP. Il y a une gravure dessus depuis quelques années : « RIP Pikine ». Puis arrivée au mémorial de Gorée = symbole de la fin de l’esclavagisme. On a aussi vu la statue de la paix et un endroit où on peut admirer le panorama de l’île. On a également vu la maison blanche d’Anne Marie Savoué, femme qui achetait des esclaves pour les libérer.
En effet cette maison n’était pas la seule maison où étaient entreposés des esclaves : toutes les maisons au bord de l’eau en étaient. Un guide nous a fait un petit historique, puis on s’est promené dans les différentes pièces : « enfants », « femmes », « hommes », « jeunes filles », « récalcitrants », « grande pièce des récalcitrants » (à peine 10m²),.. Le rez de chaussé abritait 100 à 20 esclaves. Les hommes allaient aux toilettes dehors, un poids accroché à leurs pieds afin qu’ils na puissent s’enfuir.
Quand aux femmes, elles avaient le « privilège » d’avoir un trou dans leur chambre. La traite a duré plus de trois siècles (du XV au XIXème). Avant l’arrivée des européens, les esclaves existaient, mais il s’agissait d’une organisation hiérarchisée de la société. Le rapport entre les esclaves et las maîtres étaient très différents ; bien souvent les noirs s’attachait à leurs maîtres ; il y a eut de nombreux mariages. Les conséquences immédiates de l’esclavagisme furent notamment la plus grande déportation de population que l’humanité ait connue.
De plus la mortalité et l’utilisation comme esclaves des jeunes en pleine santé a atteint l’économie du pays, qui perdit sa main d’œuvre efficace. Enfin ceci a mené a une immense désorganisation sociale et politique. Il y a eut beaucoup de résistances à cette traite négrière, et certain essayaient de s’enfuir. En en effet nous avons vu le passage de la maison qui donnait directement sur la mer et où est inscrit au dessus : « De cette porte pour un voyage sans retour ils allaient, les yeux fixés sur l’infini de la souffrance ».
L’abolition de l’esclavage est le résultat des efforts des philosophes du siècle des Lumières, des mouvements abolitionnistes, des révoltes des esclaves. L’esclavage est définitivement aboli en 1848 au Sénégal, comme dans toutes les colonies françaises. Dans la rue de la maison des esclaves, on a vu la statue de la libération de l’esclavage où on voit un homme et une femme rassemblés (ils étaient séparés dans les cellules), l’homme tenant les chaînes dans ses mains). Il faut noter qu’aujourd’hui beaucoup de descendants d’esclaves portent des noms étrangers et non sénégalais pour la simple raison que lorsqu’un esclave était vendu, il prenait le nom de son maître.
Ainsi des familles conservent des noms anglais, français,… Puis pour un groupe visite du marché de Gorée, pour l’autre direction la plage : baignade, sieste, dégustation d’arachides,… Marina a perdu son bracelet dans l’eau et s’est fait déchirer son paréo par Clément. Décidément en plus du fromage… pas sa journée à Marina ! Puis prise de la chaloupe de 19h où Lybasse à jouer au paparazzi. On passe tous à l’hôpital voir Julien. Il ne sait pas trop s’il pourra sortir demain. Puis retour à la pikinoise pour certains. Ce soir on a prévu une petite remise de cahiers amenés par Fanny pour les enfants. Manque de bol, certains sont restés à Dakar… avec la clef de la chambre des filles, où sont les cahiers… et dommage pour celles qui voulaient dormir… C’est clément qui va être content de partager sa chambre^^
Aujourd’hui au programme : visite de l’île de Gorée, à 3,5km de Dakar. Départ pour un premier groupe vers 9h30 pour passer voir Julien à l’hôpital car il devait sortir aujourd’hui. Finalement on appelle et il a encore beaucoup de fièvre, donc direction l’embarcadère ; ou on attend le second groupe. Prise des billets (1500 francs pour les résidents pour 5000 francs pour les toubabs !!!). Petite attente dans une salle climatisée.
C’est horrible la clim une fois qu’on s’est habitué à la chaleur. Puis embarquement pour 10 minutes de chaloupe. Arrivée sur l’île. Pour commencer et être bien en forme, on commence par le déjeuner. On a droit à 1750 francs chacun. (le plat le moins cher est à 3000, mais il nous baisse un des plats à ce prix, le yassa poulet. Si on veut autre chose, il y a juste à rajouter).

Petite anecdote au restaurant « chez kiki » : Marina demande s’il y a du fromage pour aller avec ses spaghettis : « non mais pas de problème on va en acheter ».
Trop bien on va avoir du râpé. Et bien imaginez sa tête quand le serveur lui a rapporté de la vache qui rit. C’était assez drôle. Sinon comme d’habitude Marion qui mange le moins et le plus simple est servie quand tout le monde a fini de manger ! Ce n’est pas grave du coup il y avait de la vache qui rit pour patienter. Les autres se sont régalés : Pour marina, spaghettis bolognaise, pour Mariama brochettes merguez, pour dalla avocat crevettes et frites. Après visite des toilettes avec chasse d’eau et papier toilette, départ pour une petite marche dans Gorée sous un soleil bien présent.
On a vu la première école primaire de l’Afrique de l’Ouest rue castel ou beaucoup de personnalités sont passées telles que Léopold segar Senghor. L’île compte 1200 habitants dont 11àà musulmans et s’étend sur 27 hectares. La couleur des maisons témoigne de l’arrivée des européens : les maisons jaunes représentent les portugais, les rouges les hollandais, les blanches les français,…
Gorée est placée 5ème patrimoine de l’UNESCO, car elle symbolise au niveau mondial « l’une des pages les plus douloureuses de l’humanité ».Il s’agit d’un lieu très touristique où on peut observer la maison de vacances de France Gall, en face de l’église St Charles .
On peut observer une allée artisanale : que des tableaux de tous les côtés, dans l’allée des baobabs (âgés de 300 ans). L’un d’eux fait honneur à l’association RIP. Il y a une gravure dessus depuis quelques années : « RIP Pikine ». Puis arrivée au mémorial de Gorée = symbole de la fin de l’esclavagisme. On a aussi vu la statue de la paix et un endroit où on peut admirer le panorama de l’île. On a également vu la maison blanche d’Anne Marie Savoué, femme qui achetait des esclaves pour les libérer.
L’île protège également la plus vieille mosquée du Sénégal, construite en 1892. Après cette petite ballade, direction la maison des esclaves à 15h, où on retrouve samba, Lybasse et son cousin qui vient de France : Matthieu. La maison fut construite au XVIIIème siècle. Elle est typique de l’architecture de l’époque : rez de chaussée humide et mal aéré réservé aux esclaves et étage bien aéré et lumineux réservé au logement des maîtres.
En effet cette maison n’était pas la seule maison où étaient entreposés des esclaves : toutes les maisons au bord de l’eau en étaient. Un guide nous a fait un petit historique, puis on s’est promené dans les différentes pièces : « enfants », « femmes », « hommes », « jeunes filles », « récalcitrants », « grande pièce des récalcitrants » (à peine 10m²),.. Le rez de chaussé abritait 100 à 20 esclaves. Les hommes allaient aux toilettes dehors, un poids accroché à leurs pieds afin qu’ils na puissent s’enfuir.
Quand aux femmes, elles avaient le « privilège » d’avoir un trou dans leur chambre. La traite a duré plus de trois siècles (du XV au XIXème). Avant l’arrivée des européens, les esclaves existaient, mais il s’agissait d’une organisation hiérarchisée de la société. Le rapport entre les esclaves et las maîtres étaient très différents ; bien souvent les noirs s’attachait à leurs maîtres ; il y a eut de nombreux mariages. Les conséquences immédiates de l’esclavagisme furent notamment la plus grande déportation de population que l’humanité ait connue.
De plus la mortalité et l’utilisation comme esclaves des jeunes en pleine santé a atteint l’économie du pays, qui perdit sa main d’œuvre efficace. Enfin ceci a mené a une immense désorganisation sociale et politique. Il y a eut beaucoup de résistances à cette traite négrière, et certain essayaient de s’enfuir. En en effet nous avons vu le passage de la maison qui donnait directement sur la mer et où est inscrit au dessus : « De cette porte pour un voyage sans retour ils allaient, les yeux fixés sur l’infini de la souffrance ».
L’abolition de l’esclavage est le résultat des efforts des philosophes du siècle des Lumières, des mouvements abolitionnistes, des révoltes des esclaves. L’esclavage est définitivement aboli en 1848 au Sénégal, comme dans toutes les colonies françaises. Dans la rue de la maison des esclaves, on a vu la statue de la libération de l’esclavage où on voit un homme et une femme rassemblés (ils étaient séparés dans les cellules), l’homme tenant les chaînes dans ses mains). Il faut noter qu’aujourd’hui beaucoup de descendants d’esclaves portent des noms étrangers et non sénégalais pour la simple raison que lorsqu’un esclave était vendu, il prenait le nom de son maître.
Ainsi des familles conservent des noms anglais, français,… Puis pour un groupe visite du marché de Gorée, pour l’autre direction la plage : baignade, sieste, dégustation d’arachides,… Marina a perdu son bracelet dans l’eau et s’est fait déchirer son paréo par Clément. Décidément en plus du fromage… pas sa journée à Marina ! Puis prise de la chaloupe de 19h où Lybasse à jouer au paparazzi. On passe tous à l’hôpital voir Julien. Il ne sait pas trop s’il pourra sortir demain. Puis retour à la pikinoise pour certains. Ce soir on a prévu une petite remise de cahiers amenés par Fanny pour les enfants. Manque de bol, certains sont restés à Dakar… avec la clef de la chambre des filles, où sont les cahiers… et dommage pour celles qui voulaient dormir… C’est clément qui va être content de partager sa chambre^^
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